Project description
The project explores the practice of counting in everyday language. In a number of Nigerian and Cameroonian languages, the counting presents surprises. Thus, in Tiv (Bantoid, Nigeria) for instance, certain objects such as kola nuts, letters and bees cannot be counted directly. Instead they require an additional item when it comes to counting: Rather than saying ‘three kola nuts’, ‘two letters’ and ‘one
bee’, as is possible in English, French and many other languages, one has to say in Tiv ‘three muscles of kola nut’, ‘two grains of letter’ and ‘one person of bee’ instead. So Tiv requires the addition of items meaning ‘muscle’, ‘grain’ or ‘person’ in counting, depending on the type of object counted. These additional items required in counting are called numeral classifiers. A similar situation can be found in Ngəmba (Grassfields Bantu, Cameroon). In counting items such as farms, cabbages, yellow yams and words, the classifiers ‘flat like object’, ‘head’, ‘horn’ and ‘twig, strand’ have to be added. Not all items in such classifier function can be used as independent words though. Instead they have become part of the grammar. These numeral classifiers are the main target of our investigation, which uses questionnaires, focus group discussions and interviews for data collection.
Description du projet
Le projet explore la pratique du comptage dans la langue de tous les jours. Dans un certain nombre de langues nigérianes camerounaises, compter présente des surprises. Ainsi, en tiv (bantoïde, Nigeria) par exemple, certains objets comme les noix de kola, les lettres et les abeilles ne peuvent être comptés directement. Ils nécessitent au contraire un élément supplémentaire pour être comptés : Au lieu de dire trois noix de kola”, “deux lettres” et “une abeille”, comme on peut le faire en français et dans beaucoup d’autres langues, il faut dire en tiv “trois muscles de noix de cola”, “deux grains de lettre” et “une personne d’abeille”. Le tiv nécessite donc l’ajout d’éléments signifiant “muscle”, “grain” ou “personne” dans le comptage, selon le type d’objet compté. Ces éléments supplémentaires nécessaires au comptage sont appelés classificateurs numéraux. Une situation similaire peut être observée en Ngəmba (Grassfields Bantu, Cameroun). Pour compter des objets tels que les champs, les choux, les ignames jaunes et les mots, les classificateurs “objet plat”, “tête”, “corne” et brindille, brin” sont utilisés. Cependant, ce ne sont pas tous les éléments dans une telle fonction classificatoire qui peuvent être utilisés comme des mots indépendants car ils font désormais partie de la grammaire. Ces classificateurs numéraux sont la cible principale de notre étude, qui se base sur des questionnaires, des discussions de groupe et des entretiens pour collecter des données.
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